Voyage en voiture dans le Parco delle Madonie

Jour 18: Parco delle Madonie

Vous nous connaissez: nous adorons découvrir un pays en le parcourant en voiture et les longues excursions de voiture ne nous font pas peur. C’est exactement la stratégie que nous avons choisie pour découvrir le Parco della Madonie, un parc régional qui s’étend sur plus de 160 kilomètres carrés entre Cefalù et Palermo. Cet itinéraire est idéal lorsqu’on est basé à Cefalù, et il se fait très bien en quatre ou cinq heures (avec arrêts photos et courtes visites des villes).

Après nos traditionnels cornetti et cappuccini du matin, nous nous sommes d’abord dirigés vers Castelbuono, dont l’attraction principale est, vous l’aurez deviné, un château. Tout comme la ville, il est caractérisé par une style d’architecture arabo-normand de par sa forme cubique et ses tours carrées. J’ai aussi trouvé qu’il s’agissait d’une ville idéale pour magasiner des souvenirs siciliens puisque les produits offerts par les différentes boutiques semblaient de très bonne qualité (ex. beaux tissus, céramique colorée).

Notre prochain arrêt était à Geraci Siculo, un village aux rues tellement étroites que les cordes à linge pouvait facilement être suspendues au dessus de la rue, d’un balcon à un autre. Aux abord du village, on est frappé par l’immensité et le relief prononcé du Parco della Madonie. Pouvez vous apercevoir Castelbuono au loin sur la 2e photo?

  • Vue du château de Geraci Siculo
  • Geraci Siculo

En route vers notre prochaine destination, nous nous sommes arrêtés pour capturer une image saisissante de la ville de Gangi, qui incarne à elle même toute l’essence d’une “ville à flanc de montage”.

Nous choisi enfin choisi de terminer notre voyage d’auto dans la ville de Petralia Soprana. Il s’agit d’une petite ville en rues pavées avec de jolies piazze où il fait bon se perdre avant un arrêt obligé pour le lunch.

De retour dans notre appartement de Cefalù, nous avons parcouru les quelques mètres qui nous séparaient de la plage pour aller se rafraîchir dans la mer. L’eau était chaude et claire et nous pouvions même voir des petits poissons qui nous suivaient partout.

Notre dernière destination avant le retour à la maison est Palermo, et nous vous donnerons tous les détails demain!

Ciao!

-Isa & Pat

Dolce far niente à Cefalù

Jours 16 & 17 : Cefalù

Déjà quelques jours se sont écoulés depuis mon dernier billet à Taormina. Oui, je l’admets, j’ai succombé à la dolce far niente sicilienne, ce qui, par ailleurs, est une excellente chose lorsque les vacances tirent à leur fin.

En fait, il est impossible de ne pas se sentir en mode relaxation à Cefalù avec sa grande plage de sable qui offre un splendide coup d’œil sur la ville ainsi que la rocca qui la surplombe.

Après un premier après-midi à déambuler et découvrir la ville, nous sommes allés nous poser sur la plage ou nous avons osciller entre la sieste et la relaxation au son des vagues (éprouvant, je sais).

Le lendemain, nous sommes partis à la conquête de la fameuse rocca. Son ascension était éprouvante mais assez agréable au final. Au sommet où se trouvait jadis une citadelle arabe, il était possible de se promener à travers les ruines d’un ancien château normand parmi d’autres touristes mais aussi des chèvres! Je toujours été fascinée par leur facilité à sauter de roche en roche sans glisser avec leurs petits sabots!

“Ce sont clairement tes cousines” – Isa, faisant référence au fait que tout comme les chèvres, Pat est toujours en train de grimper sur quelque chose avec une confiance inébranlable.

Aussi, la vue en haut de la rocca était à couper le souffle. Le bleu de la mer, les jolies maisons blanches et terra cotta, la végétation qui s’infiltre un peu partout… C’est magnifique.

Toutefois, nous n’avons pas été épatés côté gastronomie en comparaison de Taormina. Le restaurant Le chat noir vaut toutefois une petite mention pour ses moules fraîches et ses rigatoni aux anchois, tomates fraîches, tapenade d’olive et parmesan qui étaient goûteux.

A domani!

-Isa & Pat

Taormina: luxueuse et escarpée

Jour 15 : Taormina

La journée d’aujourd’hui a été dédiée à l’exploration de la très jolie (et très touristique selon la quantité de gens qu’on y retrouve) Taormina. Taormina est une petite ville très pittoresque construite à flanc de montagne, et qui est depuis de nombreuses années considérée comme une destination à la mode. On y retrouve en effet beaucoup de boutiques de luxe (je m’arrêtais pratiquement devant chaque vitrine pour pointer tout ce que j’aimais à Pat, y compris bijoux, céramique et vêtements griffés). J’ai un eu réel coup de cœur pour la boutique Daneu qui vend des créations en céramique et des textiles absolument fabuleux, en plus du fait que la femme qui y travaille est charmante.

Toutefois, il n’est pas nécessaire de dépenser une fortune pour apprécier Taormina. De « simples » grimpes offrent de magnifiques vues sur la ville, et nous avons mangé comme des rois pour des prix très raisonnables tant sur des terrasses vertes et privées que dans de petites ruelles illuminées. J’ai cependant dû être courageuse car notre logement se trouvait à pas moins de 247 marches du centre de Taormina (oui, j’ai compté #neveragainplease).

Nous avons été légèrement déçus par le théâtre grec qui était en train d’être emménagé pour un spectacle ce soir-là, mais nous avons beaucoup aimé prendre le téléphérique pour se rendre sur la plage avec vue sur Isloa Bella. Si vous y allez, je recommande FORTEMENT d’acheter des souliers d’eau car la plage est très rocailleuse.

Notre hôte Airbnb nous a également recommandé le très populaire Da Cristina pour une expérience d’arancino unique et, EFFECTIVEMENT, nous avons mangé encore une autre de ces délicieuses croquettes de risotto frit en apéritif avec un spritz en bonus.

« Penso che questo sia il miglior arancino che abbia mai assaggiato” -Pat, qui a particulièrement aimé notre arancino à la pistache crémeuse et qui parle maintenant un italien quasi-fluent.

Pour souper, une des meilleures pizzas (champignons, saucisses, mozzarella pour moi, et sauce piquante, saucisse de porc et oignons pour Pat – sur la photo) au restaurant La Napoletana à Taormina. Définitivement, la Sicile est faite pour les plaisirs gastronomiques et on en profite encore plus lorsqu’on mange dans une romantique petite ruelle.

Demain, nous quittons vers la dernière destination de notre voyage : Cefalù. La météo est belle et nous anticipons avec plaisir les derniers jours de dolce vita qui nous restent.

-Isa & Pat

L’Etna

Jour 14 : l’Etna et Castelmola

Nous avons vraiment vécu une journée magique hier, car très tôt le matin, nous sommes partis à la conquête du mont Etna. J’ai toujours été fascinée par les volcans, peut-être parce que l’éruption du Vésuve et la destruction de Pompéi a tant frappé mon imaginaire.

L’ascension de ce géant restera toujours gravée dans ma mémoire, au même titre que de voir mes premiers éléphants en Namibie ou encore le Jungfrau en Suisse.

“Are you happy crying again?” – Pat, knowing exactly what was going on behind my sunglasses even though our guide seemed slightly confused.

L’ascension de l’Etna n’est pas simple. De Taormina, on doit conduire pendant environ 1h30 sur une route escarpée et sinueuse pour se rendre à Rifugio Sapienza à 1900 mètres d’altitude. Ensuite, on paie une jolie somme et on prend une combinaison de téléphérique et de géant 4X4 qui nous déposent plus haut sur le volcan. À savoir qu’il est aussi possible de grimper l’Etna, mais c’est long et assez intense car la pente est raide. À ce point, une ne peut uniquement continuer de grimper qu’avec un guide, ce que nous avons fait à pied pendant un autre 50 minutes (à près de 3000 mètres d’altitude).

Tout juste arrivés en haut, l’Etna a commencé à gronder et une des guides nous a dit qu’ils s’agissait d’un événement relativement rare. La fumée sortait de plusieurs cratères et, lorsqu’on creusait quelques centimètres dans le sol, la terre était très chaude (c’est normal). Une fois redescendus, nous avons grimpé le long de deux autres cratères, et Pat a pu prendre plusieurs photos qui montrent le sol volcanique et la végétation qui pousse sur le volcan. Ça ressemble à l’Islande, han?

En soirée, nous sommes allés souper à Castelmola, une toute petite ville à une altitude plus élevée que Taormina. Oui, j’ai tout grimpé en petite robe et en sandales (j’ai un peu râlé aussi), mais ça valait la peine car nous avons eu une magnifique vue de la ville et le souper était délicieux (tomates et burrata en entrée et fettucine aux cèpes locaux en repas principal).

Demain nous prendrons le temps d’explorer (et de magasiner à) Taormina et nous irons lézarder à la plage.

Ciao,

-Isa & Pat

Le paradis existe et il est en Sicile dans un vignoble

Jour 13 : Flanc nord-est de l’Etna et Taormina

Nous avons quitté Siracusa hier pour nous diriger vers la très populaire ville de Taormina.

Ici, je dois rédiger quelques lignes à propos des « mad skills » de conduite de Pat. Avez-vous déjà visité Taormina? Les rues sont agressivement étroites, escarpées et à flanc de montagne, et les gens conduisent comme s’il ne restait qu’un seul arancino en ville. Malgré tout, Pat reste calme et arrive à gérer mon stress en plus de naviguer la route encore mieux qu’un Sicilien. Hommage. Respect. Fin de la parenthèse.

Cela étant dit, je suspecte fortement que pour m’aider à retrouver mon calme, Pat s’assure toujours que j’aie un verre de vino à la main dès 4 p.m. #apéro. Mais hier, l’apéro était spécial car il a eu lieu au vignoble Gambino Vini, situé sur le flanc nord-est de mon volcan favori, l’Etna. C’était vraiment génial car la dégustation de quatre vins (un blanc, un rosé, deux rouges) était accompagnée d’accords avec de petits plats.

Nous ne partageons pas tout à fait les mêmes goûts pour ce qui est du vin, mais Pat et moi avons découvert que nous adorons les vins de la région de l’Etna. La vie des raisins sur le volcan n’est pas facile puisqu’ils poussent dans des conditions arides, en haute altitude, et donc, dans un environnement assez froid. Dans ce vignoble, nous avons beaucoup aimé le Tifeo rosso, un vin rouge assez pâle avec des notes de cerise, tabac (fumé) et une fraîcheur minérale.

Et regardez ce qu’on nous a servi à manger! Des fromages siciliens, du pain (je ca-po-te sur le pain ici), des olives, de l’aubergine, des tomates séchées, de l’huile d’olive, des épices (ainsi que du couscous, des charcuteries et des viandes froides, qui ne sont pas sur la photo). Ah! Et le sommelier laissait toutes les bouteilles sur notre table privée, et on pouvait se resservir…

“Take all my money Sicily” – Isa, heureuse et sans limite à la suite de son passage au vignoble.

Toute cela pour dire que je n’ai pas eu vraiment faim pour souper (et la sieste était obligatoire), mais j’ai quand même mangé une excellente salade caprese à Taormina en soirée, et Pat, une pizza cuite au four à bois extérieur.

Demain, nous irons voir ce monstre qu’est l’Etna d’un peu plus près.

Ciao!

-Isa & Pat

Une ville reconstruite et l’art ancien du chocolat

Jour 12 : Ragusa, Modica et Ortigia

L’histoire de la ville de Ragusa est à la fois tragique et fascinante. Comme plusieurs autres villes du sud-est de la Sicile, Ragusa a été complètement détruite à la suite du dévastateur tremblement de terre de 1693. Lors de sa reconstruction, l’opinion publique était divisée. Alors que les habitants moins fortunés souhaitaient restaurer la ville originale, l’aristocratie voulait plutôt reconstruire la ville en altitude pour permettre, entre autre, davantage d’expansion. Ainsi, la ville est maintenant répartie sur deux sites: Ragusa Ibla, qui correspond au site original, et Ragusa Superior qui désigne la ville reconstruite par l’aristocratie.

Mais c’est Ragusa Ibla qui est particulièrement charmante à visiter. Les rues étroites et escarpées, la magnifique Basilica di San Giorgio bâtie en 1738 et les petits commerces locaux (ex. céramique, vêtements faits à la main) donnent le goût de s’y arrêter (et/ou de manger un arancino) pour un long moment.

Après tant de beauté et de caractère, la ville de Modica nous a semblé un peu moins charmante que Ragusa Ibla. Toutefois, Modica possède un secret ancien : l’art de confectionner du chocolat dans la tradition aztèque. Pat et moi avons goûté à *ahem* quelques saveurs de chocolat dans la plus ancienne chocolaterie (Antica Dolceria Bonajuto) dont les suivantes : marjolaine, citron, orange, cardamome, poivre, piment, sel et cannelle.

“We have to take a scientific approach to cioccolato tasting” -Pat, referring to our strategy to identify which chocolate flavors we would bring back with us.

Nous avons terminé notre avant-midi de visite à la Cava d’Ispica, un long canyon rempli de caves et de catacombes. On y retrouve les traces de multiples civilisations datant d’aussi loin que l’âge de Bronze. Malheureusement, une pluie diluvienne nous a fait battre en retraite dans notre appartement de Siracusa jusqu’au souper.

Et là aussi, justement, nos plans ont été légèrement chamboulés puisque nos restaurants tant convoités étaient fermés en soirée. Nous nous sommes rabattus (pauvres nous), sur la piazza Duomo à Ortigia, sur une terrasse faisant face à la jolie cathédrale imbriquée dans un temple grec. En comparaison d’hier, nos repas étaient peu mémorables, mais la jolie vue nous a bien consolé.

Si vous avez des recommandations ou des *demandes spéciales* de repas à essayer, laissez-nous un commentaire en cliquant sur le lien “leave a comment” en haut du billet.

Ciao!

-Isa & Pat

On découvre un parc archéologique et j’ai presque pleuré en mangeant des pâtes

Jour 11 : Parc archéologique de Siracusa et Ortigia

Jusqu’à maintenant -et je suis certaine que vous serez d’accord-, Pat et moi avons été particulièrement choyés côté ruines grecques. Cela étant dit, nous sommes toujours enthousiastes à l’idée de découvrir les ruines propres à une ville, comme celle du Parc archéologique de Siracusa. Nous avons été impressionnés par le grandiose théâtre grec qui pouvais jadis recevoir plus de 15 000 personnes.

Le site comprend également un amphithéâtre romain utilisé pour des combats de gladiateurs (il y avait même une piscine pour les combats avec des animaux aquatiques!), et à quelques minutes de marche, un musée-labyrinthe comprenant des artefacts (e.g. vases, statues, bijoux) retrouvés à travers la Sicile et le Santuatio Madonna della Lacrime – le site d’un miracle catholique. Nous avons aussi visité des catacombes, qui étaient étonnamment spacieuses et beaucoup moins lugubres que celles que j’avais visitées à Paris.

Maintenant parlons BOUFFE.

Je pense que je vais me rappeler longtemps des pâtes que j’ai mangées hier. C’est Pat qui a trouvé le restaurant (Al Mazarì, Ortigia) avec pour but d’assouvir mon envie (infinie, on doit se le dire) de pâtes. On nous apporte tout bonnement une feuille blanche sur laquelle on annonce la création du chef qui porte même un nom : la povera cozza incontra la ricca ostrica, ma ci pensa il gamberetto (traduit par « the poor mussel meets the rich oyster, but the shrimp takes care of it »). Et le plat était divin! On parle ici de pâtes fraîches (des busiate) avec des moules et des crevettes ainsi qu’huître assaisonnée de citron et de menthe. Chaque bouchée était un pur délice.

“You win.” – Pat, referring to the fact that he preferred my meal to his for the first time of the trip, even though he actually really liked his own meal.

Mention spéciale pour le vin « Lu veru piaciri », dont les raisins proviennent de la région de l’Etna, qui a une robe couleur rubis et un goût étonnamment frais et sec.

Demain, direction Ragusa Ibla et Modica (cioccolato!!!)

-Isa & Pat

On visite de jolies petites villes, on marche et encore plus de pizze

Jour 10: Marzemami, réserve naturelle Vindicari & Siracusa

Durant l’un de nos derniers trajets en auto, Pat et moi nous sommes demandés comment nous voyagions avant l’arrivée d’Internet. C’est que le wifi de notre Airbnb a subitement cessé de fonctionner il y a deux jours, et nous avons dû être « créatifs » afin de planifier nos allées et venues (ainsi que nos repas). Voici donc un aperçu de quelques activités que nous avons particulièrement appréciées tout récemment.

Rien de mieux que de commencer une journée en voyage par une promenade tranquille dans une ville qui se réveille doucement. C’est ce que nous avons fait à Marzamemi, une toute petite ville de villégiature avec une minuscule plage et probablement autant de jolies terrasses au thème nautique que de de visiteurs.

Aussi, nous avons fait un saut à Noto, qui a complètement été reconstruite à la suite d’un dévastateur tremblement de terre qui a démoli d’innombrables sites dans le sud de la Sicile en 1693. Maintenant, les activités à Noto se concentrent essentiellement autour d’une grande rue, mais elle est coquette et plaisante à visiter surtout en raison de son architecture baroque et sa magnifique cathédrale.

Nous avons par la suite entrepris une longue randonnée dans la réserve naturelle Vindicari. Le sentier que nous avons emprunté (il y en a plusieurs) a été aménagé dans un paysage changeant et qui borde parfois un lac, parfois de grandes fougères ou encore qui serpente un sol rouge et désertique. Nous avons été ultimement récompensé par une vue en hauteur de la plage Calamoshe, où déjà plusieurs chanceux se prélassaient au soleil.

Après un apéro bien mérité (Pat et moi avons fait environ 30 000 pas en tout dans la journée, du moins, selon les statistitiques de nos téléphones), nous nous sommes dirigés vers Ortigia-la-magnifique pour souper. Le menu d’un petit restaurant logé dans une ruelle près de la rue Cavour (i.e. Oleum Ortigia) a piqué notre curiosité de par ses garnitures de pizzas originales et ses saveurs typiquement siciliennes (e.g. ricotta frais, pistaches de Bronte, tomates séchées pour Isa). Bien que nous ayons bien mangé, nos pizzas ne se sont pas frayées une place en tête de nos meilleurs repas jusqu’à présent.

“Je pense que j’ai mangé de la pistache tous les jours depuis le début du voyage” – Isa, qui “capote” sur la pistache de Bronte.

Cela étant dit, j’ai hâte de vous raconter ce que j’ai mangé le lendemain…

-Isa & Pat

Sous le charme d’Ortigia

Jour 9 : Siracusa & Ortigia

C’est un peu nostalgiques mais excités des nouvelles aventures qui nous attendaient à Siracusa que nous avons quitté notre bel agriturismo hier.

Comme beaucoup d’autres villes et régions de la Sicile, Siracusa a des origines grecques anciennes. Elle garde encore aujourd’hui des traces d’une colonie qui a été particulièrement prospère (on y retrouve par exemple des ruines de temples grecs comme le temple d’Apollon).

Parcourir l’île d’Ortigia, sur laquelle a initialement été fondée Siracusa, m’a complètement charmé. On ressent toute l’histoire qui a traversé la ville en observant les mélanges d’architecture. Par exemple, la cathédrale construite au 18e siècle a été inspirée des églises baroques de Rome, mais elle est imbriquée dans un temple grec ancien (on voit les colonnes et les fondations de ce temple lorsqu’on examine le coté).

Aussi, il est autant possible de se promener sur une jolie piazza, que de parcourir des rues « trendy » et des ruelles étroites et pittoresques ou encore d’errer tranquillement le long du port. C’est magnifique.

Nous avons soupé dans un restaurant à l’ambiance chic et intime, la Perla d’Ortigia. Nous avons commencé avec une goûteuse caponata de poisson, puis avons pris chacun une assiette de pâtes (Spaghetti Siracusana pour Pat – anchois, noix de pin, raisins et chapelure et Paccheri (tubes larges) à la sauce aux fruits de mer et pistaches pour Isa). Nos plats, tout le comme le restaurant aux murs et arches en pierre, nous ont agréablement plu.

Pat et moi avons déjà hâte de vous partager nos prochains soupers à Ortigia – nous habiterons encore à Siracusa pour quelques jours et planifions y revenir souper tous les soirs!

-Isa & Pat

La vallée des temples et on visite Agrigento

Jour 8 : Vallée des temples et ville d’Agrigento

Au fil des ans, Pat et moi sommes devenus des lève-tôt, surtout en voyage. Comme vous le savez sûrement déjà, nous adorons être les premiers arrivés sur des sites historiques. Cela permet notamment à Pat de prendre le temps de trouver le bon angle et la bonne lumière pour prendre ses photos, sans avoir des hordes de touristes aux alentours.

Ainsi, nous sommes arrivés tôt dans la vallée des temples ce matin. Déjà, il faisait très chaud et un ciel bleu et sans nuage offrait un contraste parfait avec les colonnes des anciens temples grecs. Par ailleurs, je ne sais pas pour vous, mais personnellement, lorsque je visualise un temple ancien, je le vois beige/blanc, comme on les retrouve généralement aujourd’hui. Toutefois, j’ai appris que les temples grecs étaient peints de couleurs vives (souvent le bleu, le rouge ou le blanc), chouette non?

En soirée, nous sommes allés visiter la vieille ville d’Agrigento, dont le nom antique est Akrágas. Tel que mentionné précédemment, il s’agit d’une des villes les plus prospères du monde grec au Ve siècle avant J.-C. Elle est construite à flanc de montagne, et une de ses églises, Chiesa Santa Maria Dei Greci, a été érigée directement sur un ancien temple grec (sur la photo ci-dessous, on peut apercevoir les ruines de ce temple à travers des dalles de plancher transparentes).

On y trouve aussi des escaliers colorés, une vue imprenable sur la vallée des temples, d’excellente pâtisseries (oui, j’ai acheté pour 20 euros de biscuits à la pistache) et une exquise gelateria (Le Cuspidi; je vous le recommande chaudement).

Le cœur gros, nous quitterons notre très romantique agriturismo demain pour nous rendre à Siracusa pour de nouvelles découvertes.

A domani,

-Isa & Pat