On lézarde et on mange

Jour 8 : Agrigento et les environs

Aujourd’hui nous avons été à la découverte de deux plages bien différentes. La première était tout près de Scala dei turchi, une formation rocheuse blanchâtre sur la côte de Realmonte. Elle a une forme arrondie et il est possible de la grimper et d’accéder à une vue saisissante d’une crique et de la côte.

Pour se remettre de tant d’émotions (c’est difficile, la Sicile), nous avons lézardé au soleil sur une plage de sable pendant de nombreuses minutes avec comme musique d’ambiance des vagues calmes et relaxantes.

Nous sommes ensuite partis à la découverte d’une autre plage appelée Torre salsa, située dans une réserve naturelle. Elle est beaucoup moins touristique que la plage de la Scala dei turchi, mais cela a un prix à payer, car y accéder n’est pas simple. On doit s’y rendre partiellement en voiture, mais puisque le chemin devient très rocailleux, une marche d’une quarantaine de minutes (en partie dans la boue) est nécessaire. Toutefois, lorsqu’on aperçoit l’immense croissant de sable et l’eau turquoise, on oublie vite les embûches nécessaires à sa découverte.

En soirée nous attendait un autre souper à l’agriturismo. Le menu était similaire à hier, mais l’assiette de fromages et de charcuteries était encore meilleure, à notre avis. Nous avons aussi dégusté une petite entrée de pain doré croustillant sur sauce au céleri, et on nous a servi un petit arancino saveur cacio e pepe qui était de loin le plus succulent depuis le début du voyage.

“Here we go again” – Pat, after receiving dinner’s first service (referring to the fact that we would be very full again tonight after a second consecutive five course dinner)

Agrigento est reconnu pour sa vallée des temples (on peut les admirer de l’autoroute, c’est complètement irréel), et c’est exactement ce que nous visiterons demain.

Ciao!

-Isa & Pat

Un village dans la brume et arrivée à Agrigento

Jour 7 : Erice & Agrigento

La journée a commencé par la visite du petit village d’Erice, dramatiquement perché au haut d’une montage qui surplombe Trapani. On y accède de différentes façons, mais nous avons choisi le funiculaire qui offre une vue spectaculaire de la côte. Erice est mon coup de cœur jusqu’à présent!

Tout juste arrivés dans la ville, un épais brouillard a progressivement englouti chaque centimètre de la plazza della Loggia, laissant derrière lui une atmosphère quelque peu mystérieuse. Nous sommes ensuite entrés dans la renommée pâtisserie Maria Grammatico et le contraste était frappant : une lumière dorée, un odeur de pâte au beurre et des dizaines de pâtisseries sucrées. Nous y avons déjeuné (pâtisserie farcie à la crème et cappuccino) et c’était un pur délice.

Erice est romantique et emprunter ses étroites ruelles (venula, en italien) permet d’observer ses jolies cours intérieures et fleuries, qui se cachent dans un village d’allure autrement austère. Si c’était à refaire, nous aurions soupé dans un des réputés restaurants afin d’y passer plus de temps.

De retour dans notre petit appartement, nous avons quitté Trapani pour poursuivre notre aventure sicilienne à Agrigento, qui fut jadis (au Ve siècle avant J.-C.) la troisième plus grande ville du monde grec (après Athènes et Syracuse). Nous habitons dans un agriturismo, une ferme convertie en bed & breakfast. Et c’est tout à fait charmant!

Nos hôtes ont préparé pour souper des plats typiquement siciliens, servis à l’extérieur dans le jardin, autour d’un arbre illuminé (même Pat trouvait ça romantique).

Le premier service ressemblait à une rose où les pétales étaient des pommes de terre croustillantes, servie sur une crema salée composée de fèves et d’olives. Ensuite, on nous a apporté un GIGANTESQUE plateau de charcuteries et de fromages locaux. Mon coup de cœur était le gorgonzola qu’on mangeait avec des grains de pomme grenade. Ensuite, des boulettes de viandes dans une sauce faite avec les tomates du jardin de nos hôtes (le coup de cœur de Pat – elles se détachaient toutes seules à la fourchette et fondaient dans la bouche. Aussi #parmesan.). Le prochain service (oui, un autre) était composé d’une aubergine et d’une pomme de terre farcies aux herbes, fromages et épices. Enfin, nos hôtes nous ont servi un morceau de lasagne au ragù.

Juste au moment où je m’apprêtais à sombrer dans un profond food coma (il était 23h et ça faisait trois heures que nous mangions, après tout), Pat a commandé un tiramisu et il n’en a fait qu’une bouchée.

Demain nous irons marcher dans une réserve naturelle et nous arrêterons sur des plages en chemin. Oh, et nous avons déjà confirmé notre réservation pour un autre souper dans notre agriturismo.

Ciao,

-Isa&Pat

Les ruines d’une colonie grecque et une visite au vignoble

Jour 6 : Trapani & Marsala

Ce matin, nous avons visité d’immenses ruines d’une ancienne colonie grecque, Selinunte. Durant de nombreuses batailles sanglantes opposant diverses puissances luttant pour le contrôle de la Sicile, Selinunte a été complètement détruite*. Aujourd’hui subsiste à cette époque une collection de temples répartis sur deux sites.

*à noter que je tire mes informations de diverses sources, mais principalement de l’excellent guide touristique de Rick Steves (Sicile, édition 2019).

On trouve notamment, à Selinunte, un immense temple qui semble remarquablement intact. Cependant, il a été reconstruit (ce qui est complètement impensable selon plusieurs archéologues contemporains car la reconstruction peut changer l’interprétation qui est faite d’un site).

Une marche d’une trentaine de minutes permet également d’accéder à l’acropolis (une citadelle nichée au point le plus haut de l’ancienne ville). L’examen des ruines, et notamment des vestiges de boutiques et de maisons, permet d’apprécier l’ampleur de ce que le règne grec a été en Sicile. J’ai été inspirée par le fait de pourvoir entrer et inspecter les immenses colonnes du temple de Hera et de marcher parmi les ruines.

En fin d’après-midi, nous nous sommes dirigés vers Marsala pour la visite de la maison Donnafugata qui possède plusieurs vignobles en Sicile. Notre guide, une italienne nommée Giulia, était charmante et excellente dans ses explications des arômes et saveurs des cinq vins que nous avons dégustés. Nous avons choisi de ramener une bouteille de Sul Volcano dont le vignoble se situe près de l’Etna (il a, justement, un goût très fumé), et imaginez-vous donc qu’il est disponible en SAQ.

“Wow, this is so smoky and so good” – Pat, drinking his first glass of sicilian wine (believe it or not).

En soirée, nous avons soupé au restaurant A’ Nassa qui se spécialise en fruits de mer. Nous avons mangé une des spécialités de la région trapanaise (et de la Sicile) : le coucous de poisson, ainsi qu’un « Levanzo » (i.e. un méga panier de poissons/fruits de mer assortis).  Le couscous était épicé (mais pas relevé) et accompagné d’une soupe de poisson qui goûtait le safran, le paprika, le persil et la tomate. Les poissons étaient frais, salés et croustillants car frits. On s’est régalé (encore).

Pour finir, j’ai goûté un VRAI BON cannolo siciliano (j’en ai essayé un à Scopello, mais il était somme toute assez décevant). L’équilibre de celui-ci était parfait : à peine sucré, débordant de garniture crémeuse à la ricotta dans une coquille croustillante (qui a été farcie sous mes yeux). Vous allez voir, une image vaut mille mots.

C’était notre dernière soirée à Trapani car nous quittons pour un pittoresque agriturismo à Agrigento demain.

CIAO!

-Isa & Pat

Des pizzas à Trapani et on visite les Îles Égades

Jour 5 : îles Égades (Egadi, en Italien)

Mission accomplie : nous avons réussi à obtenir une table hier à la très populaire Pizzéria Calvino, à Trapani. À en croire les différents guides touristiques, le bâtiment, tout enfoui dans les ruelles de la ville, aurait servi de bordel lors de la Seconde Guerre mondiale. Bien que l’intérieur soit tout à fait unique (lumière éclatante, murs blancs et verts), c’est la pizza qui monopolise toute l’attention. Elle est typiquement servie sur une énorme plaque avec des saveurs distinctes en fonction de ce qui a été commandé par les différents convives (ex. mi-Rianata, mi-Trapanese, comme Pat). Mais Pat et moi avons été tellement ambitieux dans notre commande (i.e. deux pizzas grandeur MOYENNE), que nous avons reçues nos pizzas individuellement : elles étaient énormes. J’ai adoré la mienne (la 4 gusti), composée d’anchois, de tomates fraîches, d’artichauts, de jambon de Parme, de champignons et de saucisses (j’avais VRAIMENT faim).

Le lendemain, nous sommes allés visiter deux des trois îles Égades (Egadi, en Italien) : Favignana et Levanzo (nous n’avons pas visité Marettimo parce que je voulais rentrer à temps pour l’apéro par manque de temps). La plus grande des trois, Favignana, se situe à une quinzaine de kilomètres au large de Trapani. Elle se démarque par une eau turquoise, et il a été très agréable et facile (surtout pour Pat car c’est raboteux) de la visiter à vélo. Nous avons pédalé pendant quelques heures et nous sommes arrêtés à des plages aussi mémorables que celle-ci:

Levanzo est plus petite, mais charmante. On se croirait réellement en Grèce quand on la visite en raison de ses maisons blanches et bleues construite à flanc de montagne. Elle possède quelques petites baies qui se visitent à pied, et après une longue journée au soleil, le spritz avec vue sur le port et le village était plus que bienvenu.

Demain, nous irons visiter d’autres ruines grecques et Pat a réservé une dégustation dans un vignoble  à Marsala (je ne suis pas certaine si je vais être capable de dormir ce soir tellement j’ai hâte).

A domani,

-Isa & Pat

Le meilleur souper, Segesta et on explore une nouvelle ville : Trapani

Jour 4 : Scopello, Segesta et Trapani

Hier, j’ai définitivement mangé le meilleur souper jusqu’à maintenant* Tout a commencé avec une entrée: une poulpe grillée et fondante, et dont la texture était à mille lieues du caoutchouc. En repas principal, je me suis délectée de busiata fraîches au fromage ricotta, basilic et zucchini, et Pat a aussi été assez élogieux à l’égard de son steak de tonno rosso saignant. Le repas était, pour ma part, apparié à délicieux vino rosso de la Cantina Planeta que j’ai savouré jusqu’à la dernière goutte.

*Pat rêve encore à sa pizza du jour 1 #classicPat.

Le lendemain, nous avons pris la route très tôt afin d’être les premiers arrivés à Segesta, un site où l’on trouve d’impressionnantes ruines d’architecture grecque. L’attraction principale est un temple magnifiquement préservé, mais il n’a jamais été achevé (notez les colonnes qui n’ont jamais été cannelées pour donner l’impression d’une seule et même pièce). Les historiens ne semblent pas du tout s’entendre sur les raisons quant à cet inachèvement, et les informations que nous avons trouvées dans nos guides et sur le site même ne semblent pas concorder. Mais une théorie qui me plaît (merci Rick Steves) veut que Segesta aurait cherché à s’allier avec Athènes contre ses ennemis, et aurait construit le temple pour les impressionner. Or, une fois l’alliance conclue, Segesta n’aurait pas poursuivie les travaux (et Athènes n’aurait, par ailleurs, jamais honoré sa promesse d’alliance).

La deuxième ruine principale est un théâtre et un petit joyau d’architecture. En effet, à l’emplacement où l’orchestre était jadis installé se trouve un endroit où l’acoustique est inusitée (voir photo ci-dessous). C’est-à-dire que même un chuchotement émis à cet endroit précis pouvait être réverbéré dans l’ensemble du théâtre et entendu de façon très nette par tout le public. Lorsqu’on s’y trouve soi-même, on a l’impression d’entendre sa voix dans des écouteurs. Et tout ça, sans la technologie d’aujourd’hui…

En après-midi nous avons quitté notre petite villa de Scopello pour aller s’installer à Trapani. Imaginez-vous donc que notre hôte nous attendait avec deux GÉANTS arancini (j’ai, sans blague, sauté de joie lorsqu’il les a déballé #ilsétaientencorechauds).

“Ouch, wtf, this door frame was clearly designed by hobbits!” -Pat, after slamming his forehead into the top of the bathroom door frame in our Trapani AirBnB rental.

La vieille partie de la ville est particulièrement pittoresque, et nous avons beaucoup apprécié la marche le long de la promenade surélevée.

Il y a tant d’options pour souper à Trapani, mais nous avons jeté notre dévolu sur une pizzéria située dans un bâtiment historique. Nous croisons les doigts que nous pourrons y dénicher une table (à suivre demain)!

-Isa & Pat

Faraglioni di Scopello et une plage – aussi : il pleut donc on parle de bouffe

Jour 3 : Scopello et environs

À la suite du dernier billet, nous sommes retournés prendre l’apéro au Bellevue Il giardino di Scopello. Ayant été inspirée par Pat lors de notre première visite, j’ai essayé une alternative au spritz typique : le Hugo spritz. Il s’agit d’un cocktail léger et rafraîchissant, dont l’origine est l’Italie du Nord (tout près de la frontière de l’Autriche où les baies de sureau y prospèrent durant l’été). Car en effet, la recette consiste en une base typique de prosecco + eau pétillante, mais à laquelle on ajoute une liqueur de sureau et de la menthe. C’était franchement bon et j’ai trouvé une recette similaire ici.

Hugo spritz
Hugo spritz (à droite)

Pour le souper, nous sommes arrêtés au Bar Nettuno, bien installé tout au fond de la terrasse de la petite cour intérieure de la ville de Scopello. J’ai goûté à mon premier arancino siciliano, qui était farci d’un ragoût à la viande (voir photo). C’était un MONSTRE d’arancino de la taille d’une grosse orange, et j’ai compris qu’il fallait croquer dedans direct de par le fait qu’il n’était pas accompagné d’ustensiles.

Pat, pour sa part, a commencé par un pane à l’olive, tomates, mozzarella et anchois, et digne des touristes que nous sommes, nous n’avions pas compris qu’il s’agissait d’UN MÉGA SANDWICH. Il était, cependant, délicieux et fondait dans la bouche. Au final, nous n’étions pas déçus que notre serveur, par mégarde, ne nous apporte qu’un seul des deux plats de pâtes que nous avions commandés (i.e. Busiata con ragù di tonno alla puttanesca). Verdict final : le souper était bon, mais nous avons, tous les deux, préféré notre pizza d’hier.

Le lendemain, avant que la pluie ne s’abatte sur nous : petite marche vers Faraglioni di Scopello (voir la photo de Pat dans la colonne de droite ou sur son Instagram) suivie d’une visite au tout petit et frêle castello di Baida avec mon chauffeur privé. Ensuite, nous avons marché tranquillement le long de la plage de San Vito Lo Capo avant qu’un brève pluie diluvienne nous rappelle à la maison.

“Nope” – Pat’s answer to Isa’s query asking if he was stressed while driving narrow winding roads in the mountains during a torrential downpour.

Ce soir, nous irons déguster des fruits de mer à La Tavernetta, pour notre tout dernier souper à Scopello.

-Isa & Pat

Scopello, des tomates fraîches et une randonnée

Mise en garde: J’ai toujours intensément voulu visiter l’Italie, non seulement pour ses paysages ébahissants, mais pour la gastronomie. Cette année – pour la 2e année consécutive où nous publions des billets “en direct” de notre voyage – j’ai voulu consacrer une partie de mon texte aux différents plats que nous avons dégustés. C’est pourquoi vous trouverez quelques photos d’Isa (prise de son cellulaire) aux côtés des photos artistiques de Pat. Bonne lecture 🙂

Jours 1 & 2: Palermo à Scopello

Nous sommes arrivés sans grandes embûches en Sicile, et quelques minutes après avoir pris possession de notre voiture de location (Opel Mokka), Pat se faufilait déjà dans les petites routes sinueuses tel un natif de la Sicile. La petite portion de route qui mène à notre modeste villa nous a étrangement rappelé les routes de gravier de la Namibie mais en plus escarpé, et arrivés à bon port, la vue panoramique du golf de Castellammare était à couper le souffle.

Castellammare Gulf
Castellammare Gulf

Nous avons ensuite exploré Scopello, un tout petit village perché à quelques mètres au-dessus du littoral. Il consiste essentiellement en une esplanade, quelques ruelles pavées, et une cour intérieure où on trouve plusieurs petits bars et trattorie. Nous avons aussi trouvé un petit bijou pour l’apéro : Bellevue Il giardino di Scopello. Pat a commandé un spritz au limoncello, et contre toute attente de ma part, il était délicieux (pour ceux qui ne savent pas, j’ai une aversion pour cet horrible agrume acide qui se faufile partout le citron). Pour souper, nous avons mangé une pizza (chaque, naturalmente), et j’ai été complètement renversée par le goût des tomates fraîches qui garnissaient la mienne. Elles avaient, à mon avis, atteint l’équilibre parfait entre le sucre et l’acidité : un chef d’œuvre – et c’était seulement le premier souper. En dessert, gelato à la pistache (produite en Sicile) et au chocolat noir fondant : un mix PAR-FAIT.

Le lendemain, nous sommes allés gravir un sentier côtier dans la Riserva Naturale dello Zingaro, la toute première réserve naturelle établie en Sicile (1980). Une grimpe d’environ 2h30 (incluant de MULTIPLES arrêts photos) nous a permis de trouver une petite plage de rêve (cala Marinella), mais surtout, d’apprécier les vues saisissantes que ce sentier à flanc de montage nous offre.

-“Rules are made to be bent” – Pat (while Isa was panicking after we had parked the car in a closed parking lot and he then ignored and jumped a gate to go get a specific photograph of the coastline in Scopello)

Ce soir, nous retournerons prendre l’apéro et ensuite souper à Scopello (PASTA PER FAVORE)

-Isa & Pat

La Sicile en septembre 2019

C’est officiel: nos billets d’avion pour la Sicile sont achetés! Nous visiterons cette jolie région d’Italie en pleine mer Méditerranée dès septembre 2019, et nous y resterons trois semaines (whaaaaa)!

Comme pour notre voyage en Namibie, je garnirai notre blog en direct (i.e. live blog) jour après jour afin que vous puissiez vivre ce périple italien avec nous.

Entre temps, Pat a travaillé très fort pour remplir différentes sections sur nos voyages en Namibie (2018) et en Islande (2017). Allez y jeter un oeil, ça vaut le coup si ce n’est que pour voir ses magnifiques photos!

À bientôt!

-Isa

P.S. Nous espérons que vous aimez le nouveau design de notre site!

Dernières aventures

Outjo, banlieue de Windhoek et fin du voyage (Centre de la Namibie) – Jours 12 & 13

Après quatre jours à parcourir le parc national d’Etosha où il est défendu de sortir de son véhicule (sauf au camp, évidemment), la petite randonnée d’hier matin était la bienvenue pour se dégourdir les jambes. Un court trajet était aménagé aux alentours de Sasa Safari Camp, et c’est en grimpant un petit mont tout près que nous avons entendu les babouins qui nous avaient réveillés la veille. La vue était jolie d’en haut, et en prime, nous avons pu générer un peu d’endorphines 🙂

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Vue au sommet

La route de trois heures qui séparait Outjo de notre destination finale était agréable, et nous avons aperçu d’autre babouins, et enfin, quelques sangliers que nous n’avions pas pu ajouter à notre collection d’observations fauniques jusqu’à ce moment.

“About time. After seeing over 300 road crossing signs, we’ve finally seen warthogs by the road.” – Pat (referring to the fact that we finally saw warthogs)

À notre arrivée à Windhoek Game Camp, nous avons été agréablement surpris par la qualité de la chambre, qui était en fait une genre de tente solide sur pilotis, avec un lustre en prime. Nous avions aussi à notre disposition une petite terrasse avec une cuisine (et oui, j’en ai profité pour ENCORE cuisiner des pâtes). Oh, et on nous a reçus avec une petite bouteille de champagne…!

Mais ce qui était sans nul doute la chose la plus charmante de ce séjour était que deux girafes étaient en liberté sur la propriété. Au moment où je rédige ces lignes, l’une d’elles mâchouille quelques feuilles vertes dans un arbre qui n’est pas à plus de 10 mètres de nous. C’est tellement irréel et définitivement la meilleure façon de terminer notre voyage.

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Les deux girafes à notre arrivée hier. Pouvez-vous trouver le chien?

Ceci signe en effet la fin de nos péripéties namibiennes. Nous prenons l’avion à seize heures de Windhoek qui nous amènera à Johannesbourg (Afrique du Sud), puis un autre avion à Francfort  (Allemagne) et enfin un troisième à Montréal. Dans les jours qui suivront, nous ferons un bilan de notre voyage en Namibie et mettrons à jour l’itinéraire final ainsi que les meilleures attractions visitées. Autrement, plusieurs nous ont contacté personnellement dans les deux dernières semaines pour nous mentionner leur intérêt à visiter la Namibie. Pat prévoit rédiger un billet avec plusieurs informations pratiques dans les prochaines semaines, et il me fera plaisir de répondre aux questions en lien avec le voyage.

Merci de nous avoir suivi et d’avoir été si gentils à l’égard de nos textes et photos!

-Isa & Pat

Dernier au revoir à Etosha et surprise au point d’eau

Parc national d’Etosha à Outjo (Centre-nord de la Namibie) – Jour 12

Avant d’aborder les observations de notre dernière journée dans le parc national d’Etosha, je voulais vous raconter ce qui s’est passé au point d’eau hier soir puisque c’était tout à fait mémorable. Au coucher du soleil, plusieurs animaux (ex. girafes, springboks, oryx, oiseaux) se sont regroupés au point d’eau comme à l’habitude, mais cette fois-ci, soudainement, tout est devenu calme. Puis, tous les animaux se sont mis à galoper et bondir pour se sauver. Et nous avons compris pourquoi : pas moins de cinq lionnes s’approchaient subrepticement. Après plusieurs minutes de leur monopole, les girafes étaient manifestement contrariées d’être privées d’eau et voulaient, elles aussi, s’abreuver. S’en est suivie une longue pourchasse lionnes/girafes, tel que capturé par Pat ci-dessous. Nous n’avons finalement pas su comment l’histoire s’est terminée (il fallait aller souper). Toutefois, compte tenu de l’entêtement et de la ténacité des girafes, elles ont probablement réussi à boire une gorgée ou deux…

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Girafe entêtée, félin ennuyé

Au matin, c’est le cœur gros que nous avons entamé notre dernière journée à Etosha. Il faisait très chaud (environ 35-36 degrés Celcius en après-midi, et c’est de début du printemps ici!), et plusieurs animaux trouvaient refuge sous des arbres, comme ces springboks.

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Que calor!

Nous avons aussi aperçu plusieurs exemplaires de mon animal favori du voyage : le GNOU (wildebeest, en anglais)! Sans avoir le pelage le plus attrayant, pour moi, c’est le nez qui fait tout! Aussi, ils ont toujours l’air « couettés » et ça m’attendri (j’ai une envie irrésistible de les brosser).

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Mon préféré, le gnou

En fin d’après-midi, nous avons tranquillement entamé notre retour vers la capitale, où nous nous sommes arrêtés pour la nuit à Sasa Safari Camp. Il s’agit d’une splendide propriété à Outjo, où les hôtes sont charmants et la nourriture délicieuse. Bien que le sommeil n’était pas optimal (il faisait vraiment chaud hier et les babouins nous ont réveillé en criant) l’hospitalité de l’endroit (incluant quatre chiens et deux chats) a compensé pour nos quelques cernes.

“Au revoir Etosha, it was a blast!” – Pat (referring to our last moments in the park)

-Isa